mobiliteDepuis février 2026, notre pôle ministériel a mis en place une nouvelle modalité unique de publication des offres d’emploi, en remplacement des dispositifs actuels (cycle de printemps, fils de l’eau ABC et fils de l’eau à enjeux).

Une réforme présentée comme plus simple et plus lisible. Mais concrètement, qu’est-ce que cela change pour les agents ?

Notre analyse.

 

Un rendez-vous mensuel à inscrire dans vos agendas

Désormais, le 1er mardi de chaque mois deviendra le moment clé pour consulter les nouvelles offres de mobilité.

Les postes seront accessibles :

  • sur le site du recrutement ministériel ;
  • sur la plateforme interministérielle Choisir le service public.

Première échéance : mardi 3 février 2026, avec une première vague d’offres dans de nombreux domaines.

 

Ce qui change : plus de clarté annoncée

L’administration met en avant plusieurs évolutions majeures.

 

Fin des postes « susceptibles d’être vacants »

C’est une évolution importante :

les postes simplement « susceptibles » de se libérer disparaissent.

Dorénavant, seuls les postes réellement vacants seront publiés :

  • vacances confirmées,
  • départs en retraite actés,
  • créations de postes.

Objectif affiché : éviter les déceptions et les candidatures inutiles.

 

Un calendrier unifié

Le nouveau dispositif repose sur un rythme clair :

1 publication par mois (le 1er mardi)    ➜ Offres consultables au minimum 30 jours

2 publications de résultats par mois sur l’intranet ministériel   ➜ Pour les candidats externes (fonctionnaires ou contractuels), le recruteur informera directement de sa décision.

Une organisation qui vise à donner davantage de visibilité aux agents… à condition que les délais soient effectivement respectés.

 

Ce qui ne change pas : les garanties fondamentales

La simplification ne modifie pas les principes essentiels de la mobilité.

 

✔ Contact direct avec le service recruteur

Les entretiens et échanges avec les services restent la règle.

 

✔ Transparence des décisions

Tout avis défavorable doit être motivé et expliqué à l’agent concerné.

 

✔ Sécurisation des prises de poste

Les dates d’affectation sont fixées pour garantir de bonnes conditions d’arrivée.

Des ajustements restent possibles en cas d’accord tripartite (service recruteur, agent, employeur actuel).

 

✔ Respect de l’égalité et de l’éthique

  • Égalité de traitement
  • Lutte contre les discriminations
  • Égalité femmes-hommes
  • Maintien des priorités légales de mutation

Ces principes demeurent inchangés.

 

 

Une expérimentation en 2026 : vigilance syndicale

Cette réforme est annoncée comme expérimentale pour l’année 2026.

Elle résulte :

  • d’une consultation de plus d’un an avec les employeurs et acteurs RH ;
  • d’échanges avec un panel de candidats ;
  • de discussions avec les organisations syndicales.

 

Un suivi est prévu pour évaluer si le dispositif facilite réellement :

  • la mobilité des agents ;
  • le travail des services recruteurs.

 

Un bilan doit alimenter les futures lignes directrices de gestion (LDG) relatives à la mobilité.

Un webinaire d’information à destination des agents est annoncé prochainement sur l’intranet national.

 

Notre position

Cette réforme comporte des points positifs :

  • une meilleure lisibilité du calendrier,
  • la suppression des postes hypothétiques,
  • une harmonisation des pratiques.

 

Mais elle devra être évaluée attentivement sur plusieurs aspects :

  • volume réel des postes publiés,
  • respect des délais,
  • transparence effective des refus,
  • impact sur les mobilités contraintes ou prioritaires.

 

Nous resterons particulièrement attentifs à ses effets concrets sur les parcours professionnels et à l’égalité d’accès aux postes.

 

 

Le site du recrutement du ministère :

https://recrutement.ecologie.gouv.fr/offres-demploi

 

Le site Choisir le service public :

Les postes en Directions Départementales Interministérielles (DDI) :

https://choisirleservicepublic.gouv.fr/nos-offres/filtres/organisme/10804/

 

 

Veuillez trouver ci-dessous les documents concernant l'organisation des mobilités en 2026

 

Note de gestion mobilités 2026

 

Formulaire interministériel de mobilité

 

Notice au formulaire de mobilité

 

Liste des pièces demandées pour une demande de détachement

 

Formulaire rapprochement de conjoint

 

Accord tripartite

 

 

PromotionsPromohoop : un nouvel outil de gestion des promotions

Modernisation ou vigilance renforcée ?

Un nouvel outil de gestion des promotions, Promohoop, sera progressivement déployé à partir de 2026, après une phase d’expérimentation en 2025. Présenté comme un outil de simplification et de sécurisation des procédures, il vise à centraliser dans une application unique l’ensemble du processus de proposition et de classement des agents promouvables.

 

 

Promohoop, c’est quoi ?

Promohoop a pour objectif de permettre :

  • La saisie dématérialisée des fiches de proposition (FIP) dans un outil unique
  • Le transfert des dossiers entre acteurs par simple clic
  • L’interclassement des propositions
  • L’établissement de la liste des agents promus
  • L’extraction de données pour analyse statistique

L’outil concerne toute la chaîne hiérarchique : managers, chefs de service, BRH, harmonisateurs, chargés de de corps et bureaux de gestion.

 

Les apports annoncés par l’administration

Une dématérialisation complète

L’outil permettrait de reproduire la gestion actuelle en version numérique, avec :

  • Transmission au bon interlocuteur
  • Tableau de classement modulable
  • Ajout possible de dossiers en cours de processus

 

Une traçabilité renforcée

Chaque classement et chaque transfert entre acteurs seraient tracés pour chaque agent.

 

Une transparence accrue

L’ensemble de la chaîne managériale aurait accès aux classements à chaque étape, facilitant les retours aux agents.

 

L’administration précise que :

  • L’outil n’intègre pas d’intelligence artificielle
  • Il ne réalise pas de calcul automatique
  • Les statistiques sont produites via un tableur externe

 

Une capitalisation des données

  • Pas de ressaisies d’un acteur à l’autre
  • Conservation des données d’une année sur l’autre
  • Mise en qualité des données carrières en lien avec RenoirH

 

Une expérimentation en 2025

L’expérimentation s’est déroulée en trois phases :

  • Juin 2025 : managers et BRH
  • Octobre 2025 : harmonisateurs
  • Janvier 2026 : chargés de mission de corps et bureaux de gestion

 

Un déploiement pilote en 2026 :

  • Les TSDD (LA et TA)
  • Les Attachés (LA et TA APAE)
  • Les ITPE (LA et TA IDTPE)

 

L’UPAA a demandé à être pleinement associée au suivi de cette phase pilote et au retour d’expérience (RETEX) prévu courant 2026.

 

Les points de vigilance pour l’UPAA

 

Si la dématérialisation peut constituer une simplification, plusieurs enjeux nécessitent une vigilance particulière :

 

➤ Transparence réelle ou formelle ?

L’accès aux classements par tous les acteurs garantit-il réellement une plus grande équité ?

Quelles garanties sur les critères utilisés et leur homogénéité ?

 

➤ Responsabilisation accrue des acteurs

La traçabilité renforce la responsabilité individuelle des managers et chefs de service.

Il faudra veiller à ce que cette responsabilisation ne devienne pas un outil de pression.

 

➤ Qualité des données

La fiabilisation des données carrières est un enjeu important. Les erreurs ou oublis pourraient avoir des conséquences sur les promotions futures si elles sont capitalisées d’une année sur l’autre.

 

➤ Charge de travail

La mise en place d’un nouvel outil implique :

  • Formation des acteurs
  • Appropriation des procédures
  • Gestion des éventuelles difficultés techniques

 

Nous serons attentifs à l’impact sur la charge de travail des services.

 

Calendrier en 2026

  • Ouverture de l’outil : mars 2026
  • Webinaires de formation dès mars
  • Accompagnement par les BRH, ZGE et la DRH

 

Notre position

L’UPAA participera activement :

  • Au suivi de l’expérimentation
  • À l’analyse des retours de terrain
  • À la défense de la transparence et de l’égalité de traitement des agents

 

L’UPAA demande l’accès aux classements pour les représentants du personnel

 

La transparence annoncée par l’administration doit être complète et effective.

 

Si Promohoop permet à l’ensemble de la chaîne managériale d’accéder aux classements à chaque étape du processus, les représentants du personnel doivent également pouvoir disposer d’un accès aux classements proposés pour l’avancement des agents.

 

Cet accès est indispensable pour :

  • Garantir l’égalité de traitement entre les agents
  • Vérifier la cohérence des interclassements
  • Prévenir toute dérive arbitraire ou discrimination
  • Assurer un contrôle collectif des critères appliqués

 

La disparition des CAP en matière de promotions ne doit pas conduire à affaiblir le rôle de suivi et de vigilance des organisations syndicales.

La transparence ne peut être partielle : elle doit concerner l’ensemble des acteurs, y compris les représentants des agents.

La modernisation des outils ne doit pas se faire au détriment des garanties collectives.

 

L'UPAA veillera à ce que Promohoop reste un outil au service des agents et non un simple instrument de gestion administrative.

 

SantéLors d'une demande de congé de longue maladie (CLM) après 12 mois consécutifs de congé maladie ordinaire (CMO), un fonctionnaire peut se retrouver dans un "vide juridique" le temps que le conseil médical donne son avis.

Cette situation conduit à une rupture et une absence totale de rémunération.

 

 

 

Pour l'UNSA Fonction Publique, l'administration doit revoir sa copie.

Après douze mois consécutifs de CMO, le fonctionnaire est placé en disponibilité pour raison de santé (DRS) (décret 86-442, article 27). Il reçoit une indemnité égale au montant du traitement complétée, le cas échéant, des primes et indemnités pérennes qu'il percevait à l'expiration de son CMO. La perception de ce revenu n'est prévue que dans les cas exclusifs d’une demande de réintégration, de placement en disponibilité ou d'admission à la retraite pour inaptitude, tant que le conseil médical n'a pas statué.

 

Et dans l'attente d'une décision de  CLM ?

Pour ceux qui demandent un CLM, curieusement, le texte ne prévoit rien. Le fonctionnaire n'est ni en DRS, ni en CMO, et se trouve sans aucun revenu, puisque ses droits sont épuisés.

Les conséquences sont graves pour lui, alors qu'il est déjà dans une situation de santé difficile :

  • Une rupture totale de ressources : il ne perçoit plus rien de l'administration pendant plusieurs mois, les délais des avis rendus par les conseils médicaux étant parfois très longs.
  • Une exclusion de la protection sociale complémentaire (PSC) en prévoyance : comme il n'est ni en CLM, ni en DRS, les nouveaux contrats collectifs de prévoyance, mis en place en 2026, ne peuvent pas non plus l'indemniser. Cette situation n’est pas prévue par les articles 3 à 5 du décret 2024-678, qui énumèrent de manière limitative les garanties apportées par le contrat collectif : CMO, CLM, congé de longue durée, DRS ainsi que retraite pour invalidité.
  • Une régularisation tardive : il ne sera payé qu'après la décision du conseil médical, de manière rétroactive. 

 

Un fonctionnaire en fin de droits de CMO, qui demande un CLM, et donc a priori, est gravement malade, n'est pas protégé financièrement durant l'attente de décision du conseil médical. Pour l'UNSA Fonction Publique, cette situation est inacceptable.

 

Elle demande que l’article 27 du décret 86-442 soit modifié pour ouvrir la perception de l’indemnité provisoire dans tous les cas de saisine du conseil médical et permettre à chaque fonctionnaire de percevoir un revenu.

Compte épargne tempsLe compte épargne temps (CET) reste un dispositif encore trop méconnu alors qu’il constitue un véritable levier pour mieux gérer sa carrière, ses congés et parfois même sa retraite.

 

L’UNSA-UPAA fait le point sur vos droits, les règles à connaître et les vigilances essentielles pour éviter toute perte de jours.

 

 

Qui peut ouvrir un compte épargne temps ?

L’ouverture d’un CET n’est pas immédiate lors d’une prise de poste dans la fonction publique. Il faut justifier d’une année complète de service public continu. Une fois ce délai atteint, les agents stagiaires, titulaires ou contractuels peuvent en bénéficier.

 

Quels jours peuvent être placés sur le CET ?

Le CET permet d’épargner différents types de repos :

  • les congés annuels non pris ;
  • les jours de fractionnement ;
  • les RTT.

Une règle essentielle demeure : pour préserver la santé des agents, au moins vingt jours de congés doivent être pris chaque année. Seul le reliquat peut être placé.

 

Existe-t-il une limite de jours ?

Oui. Le plafond global est fixé à soixante jours. Les agents ayant dépassé ce seuil lors de dispositifs exceptionnels (Covid ou Jeux olympiques 2024) conservent leurs droits, mais ne pourront plus alimenter leur CET tant que le stock ne redescend pas sous cette limite.

 

Le seuil des quinze jours : une étape clé

Le fonctionnement du CET repose sur un seuil central :

  • Jusqu’à 15 jours : le CET sert uniquement de réserve de congés.
  • Au-delà de 15 jours : l’agent exerce son droit d’option chaque année.

Pour chaque jour dépassant ce seuil, il est possible de choisir entre :

  • conserver le jour en congé,
  • le monétiser,
  • ou le convertir pour la retraite.

 

Combien rapporte la monétisation des jours ?

Pour l’année 2026, les montants forfaitaires bruts sont :

  • 150 € par jour pour la catégorie A ;
  • 100 € pour la catégorie B ;
  • 83 € pour la catégorie C.

Ces montants restent soumis aux prélèvements sociaux (CSG et CRDS).

 

CET et retraite : quels enjeux ?

Pour les agents titulaires, les jours peuvent être transformés en points RAFP (Régime additionnel de la fonction publique). Selon le nombre de points acquis, la liquidation se fait sous forme de rente ou de capital.

L’UNSA-UPAA rappelle toutefois que ce choix doit être étudié au cas par cas : selon la situation individuelle, il peut parfois être plus avantageux de monétiser les jours au fil de l’eau.

Pour les contractuels, la conversion s’effectue vers le régime de retraite complémentaire Ircantec.

 

Contractuels : vos droits sont maintenus

Le CET est attaché à la personne et non au poste occupé :

  • un renouvellement de contrat ne fait pas disparaître les jours ;
  • un changement de grade ou de catégorie ne remet pas en cause le stock acquis.

En revanche, la monétisation s’effectue selon la catégorie détenue au moment du choix, et non celle en vigueur lors de l’épargne des jours.

En fin de contrat, il est indispensable d’anticiper : les jours doivent être soldés. Dans certains versants de la fonction publique, ils peuvent être perdus s’ils ne sont pas pris à temps.

 

Mobilité et changement d’employeur : le principe de portabilité

Les jours de CET suivent l’agent lors d’une mobilité entre employeurs publics. Une vigilance importante s’impose toutefois :

  • ne jamais quitter son poste sans une attestation des droits acquis ;
  • vérifier l’existence d’une délibération dans la fonction publique territoriale, car les modalités du CET y dépendent des décisions locales.

Dans certains cas, l’UNSA-UPAA recommande de monétiser ou d’utiliser ses jours avant une mutation, notamment vers des secteurs où le CET est peu applicable comme l’Éducation nationale.

 

L’administration peut-elle refuser vos congés CET ?

Oui, en cas de nécessité de service, mais ce refus doit être motivé. À l’inverse, après certains congés familiaux (maternité, adoption, paternité, proche aidant, solidarité familiale), l’utilisation des jours accumulés est un droit pour l’agent qui en fait la demande.

 

Calendrier : quand agir ?

Les dates varient selon le versant :

  • Fonction publique d’État : souvent en janvier pour le droit d’option, alimentation au 31 décembre.
  • Territoriale : calendrier similaire mais adaptable par la collectivité.
  • Hospitalière : échéance généralement fixée au 31 mars.

Sans réponse de l’agent, des règles par défaut s’appliquent.

 

Départ à la retraite : anticipez !

L’UNSA-UPAA conseille d’anticiper au moins six mois avant le départ. Le plus souvent, il est préférable de solder ses jours sous forme de congés afin d’avancer la date réelle de départ. L’indemnisation automatique n’est pas garantie.

 

Le conseil syndical UNSA-UPAA

Le compte épargne temps, c’est à la fois du temps, de l’argent et parfois un complément pour la retraite. Titulaire ou contractuel, ne laissez pas vos droits s’évaporer par manque d’information.

En cas de difficulté, vous pouvez nous contacter à l’adresse suivante : Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

 

 

 

mobilite decalageLes Lignes Directrices de Gestion Mobilités (LDG Mobilités), mises en place en 2020 pour une durée de cinq ans, arrivent à échéance. Dans ce contexte, la DRH a engagé en 2025 une réflexion visant à transformer le dispositif, avec l’objectif affiché de le rendre plus simple et plus lisible pour les agents, et moins chronophage pour les services RH.

Dans l’attente de nouvelles LDG prévues seulement en 2027, l’administration déploie dès ce début d’année 2026 des mesures dites « expérimentales ».

Lors du CSA ministériel du 29 janvier, plusieurs organisations syndicales ont vivement réagi, estimant que ces nouvelles règles relèvent davantage d’une réforme structurelle que d’une simple expérimentation.

 

 

Ce qui change dès maintenant :

  • Suppression des cycles de mobilités (cycle de printemps, fil de l’eau ABC et fil de l’eau des postes à enjeux).
  • Mise en place d’une publication unique mensuelle des postes vacants ou « à vacance certaine ».
  • Publications prévues chaque premier mardi du mois, pour une durée de 30 jours.

 

La première campagne a débuté ce mardi 3 février 2026.

 

Les résultats seront publiés deux fois par mois sur l’intranet du ministère.

 

Les candidats extérieurs seront informés directement par les recruteurs.

 

La position de votre syndicat UNSA-UPAA

Votre syndicat continue de revendiquer :

  • une publication commune avec les établissements publics ;
  • le maintien de la publication des postes susceptibles d’être vacants, afin de ne pas aggraver les difficultés de recrutement et la vacance de postes.

 

 

Besoin d’aide pour votre mobilité ?

Nos équipes sont à vos côtés pour vous informer, vous conseiller et vous accompagner dans vos démarches.

N’hésitez pas à nous contacter à l’adresse suivante : Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

 

 

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