mardi, 23 juin 2026 09:00

Réorganisation de l’administration centrale : l’UNSA alerte sur une réforme précipitée et exige des garanties

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Arche SequoiaLa ministre de la transition écologique, de la biodiversité et des négociations internationales sur le climat et la nature, Monique BARBUT, a réuni le 22 juin 2026 les organisations syndicales d’administration centrale afin de présenter un projet de réorganisation de l’administration centrale visant à créer une nouvelle Direction générale de l’environnement.

 

D’emblée, l’UNSA tient à souligner les conditions particulièrement insatisfaisantes dans lesquelles cette réunion a été organisée : convocation transmise seulement le 17 juin, soit 3 jours ouvrables avant la réunion, et absence totale d’ordre du jour. Une méthode qui interroge sérieusement alors même qu’il s’agit d’une réforme structurelle majeure.

En introduction, la ministre a expliqué que l’organisation actuelle de l’administration centrale, en place depuis près d’une vingtaine d’années, ne permettrait plus d’assurer une visibilité suffisante des politiques environnementales, notamment dans les arbitrages interministériels. Selon elle, l’éclatement actuel des compétences entre plusieurs directions et entités (DAC, CGDD, SGPE) nuit à la lisibilité de l’action ministérielle. Elle a également estimé que la place de la biodiversité au sein de la DGALN méritait d’être repensée.

Dans ce cadre, la ministre a annoncé son intention de créer une nouvelle Direction générale de l’environnement, regroupant plusieurs compétences aujourd’hui réparties entre différentes structures : biodiversité, eau, prévention des risques, économie circulaire, santé environnementale et droit de l’environnement.

Cette future direction regrouperait :
• l’actuelle DEB de la DGALN ;
• l’actuelle DGPR ;
• une partie des services actuellement rattachés au CGDD.

Parallèlement, une nouvelle direction serait créée au sein du secrétariat général afin de reprendre plusieurs missions aujourd’hui exercées par le CGDD, notamment les activités liées aux statistiques, à la recherche et à la prospective.

La DGALN serait maintenue mais recentrée sur ses compétences logement, construction, urbanisme et aménagement.
Deux préfigurateurs ont d’ores et déjà été désignés, l’un pour la future Direction générale de l’environnement, l’autre pour la nouvelle structure qui intégrerait notamment les missions statistiques et de recherche environnementale au sein du Secrétariat général. Ce second chantier inclura également une revue des missions transversales actuellement exercées à la DGALN.

Pour l’UNSA, Plusieurs points de vigilance majeurs doivent être soulignés.

Si l’objectif affiché de mieux porter les enjeux environnementaux et d’améliorer la lisibilité de l’action ministérielle peut être entendu, la méthode retenue soulève de sérieuses inquiétudes.
Cette réforme s’inscrit dans la continuité de la mission « État efficace » engagée par le Premier ministre en septembre 2025. Pour l’UNSA, son annonce intervient de manière particulièrement brutale et dans un calendrier extrêmement contraint, tant sur le plan politique que budgétaire.

La ministre affirme ne pas vouloir conduire cette réforme « à marche forcée » et assure vouloir préserver le dialogue social. L’UNSA sera particulièrement attentive à ce que cet engagement se traduise concrètement.

L’UNSA a rappelé la nécessité d’une communication claire et régulière auprès des agents. Une telle réforme génèrera inévitablement des inquiétudes, des incertitudes et des perturbations, alors même que les charges de travail restent élevées dans l’ensemble des services.

La ministre a indiqué qu’elle n’était pas encore en mesure de préciser le nombre exact d’agents concernés. Selon les premières estimations évoquées, environ une centaine d’agents, principalement à la DGALN mais également au CGDD, pourraient être concernés par des réaffectations.
Des organigrammes plus précis ainsi qu’un calendrier détaillé devraient être élaborés durant l’été.

Pour l’UNSA, les conséquences potentielles sur les agents exerçant des fonctions support dans les directions concernées doivent faire l’objet d’une vigilance particulière. Les conséquences sur la cotation de certains postes devront également être examinées avec attention. À ce stade, le nombre exact de postes concernés reste inconnu. La prudence est donc de mise, notamment au regard de la revue annoncée des missions transversales actuellement exercées à la DGALN.

L’UNSA a rappelé avec force qu’une telle réorganisation ne saurait servir de prétexte à une réduction d’effectifs. Sur ce, la ministre a répondu qu’aucune suppression de postes n’était prévue dans le cadre de cette réorganisation.

L’UNSA a également interrogé la ministre sur l’articulation entre cette réorganisation et le projet immobilier Arche-Sequoia 2028, déjà marqué par plusieurs reports.
Le secrétaire général a précisé que la DGPR, qui devait initialement rejoindre l’Arche Sud, resterait finalement installée en tour Sequoia. Les conséquences de cette nouvelle organisation immobilière restent donc encore à préciser.

L’UNSA restera pleinement mobilisée tout au long de ce processus.

L’UNSA veillera à ce que cette réforme ne se fasse ni dans la précipitation, ni au détriment des agents, de leurs conditions de travail, de leurs missions et de leurs parcours professionnels.

 

L’UNSA continuera à vous tenir régulièrement informé de l’évolution de ce dossier.

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