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matignon 2Les organisations syndicales écrivent au Premier Ministre sur la situation des salaires dans la fonction publique et demandent un rendez-vous.

 

 

 

 

Paris, le 18 mai 2026

 

Monsieur le Premier ministre,

 

Les organisations syndicales représentatives de la Fonction publique, CGT, FO, CFDT, UNSA, FSU, Solidaires, CGC, FA-FP, tiennent, par ce courrier, à vous alerter à nouveau sur la situation salariale des agents publics.

Nous vous demandons une audience dans les plus brefs délais.

Monsieur Roland Lescure, le Ministre de l'Économie, des Finances et de la Souveraineté industrielle, énergétique et numérique a confirmé une inflation annuelle autour de 2.2 %. Monsieur Jean-Pierre Farandou, le Ministre du Travail, a annoncé une revalorisation du Smic de 2,4 % au 1er juin.

Qu’en est-il dans la Fonction Publique ?

En dépit de nos nombreuses alertes, le gouvernement n’a pas annoncé de mesure générale de revalorisation du point d’indice de rémunération des fonctionnaires.

  • D’ores et déjà 356 000 agent·es perçoivent une indemnité différentielle pour ne pas être rémunér鷙es en dessous du SMIC. En confirmant la hausse du SMIC au 1er juin, les 10 premiers échelons de la grille C1, les 7 premiers échelons de la grille C2, les 3 premiers échelons de la grille C3, les 5 premiers échelons de B1, les 2 premiers échelons de B2, ainsi que les élèves fonctionnaires des corps de catégorie A, passeront sous le niveau du Smic. Des centaines de milliers d’agent·es, a minima plus de 700 000, seront une nouvelle fois rattrap鷙es par le minimum légal et se verront priv鷙es de perspective d’évolution de carrière.
  • Ce nouveau tassement des grilles n’est pas acceptable. L’indemnité différentielle ne peut pas tenir lieu de politique salariale, elle masque temporairement le problème sans le régler tout en accélérant l’écrasement des carrières, niant les qualifications, l’expérience professionnelle et le principe même de carrière. Elle ne pourra pas être prise en compte pour le calcul des pensions.
  • Dans le même temps, la perte de pouvoir d’achat liée au décrochage du point d’indice se poursuit malgré les revalorisations de 2022 et 2023 et l’attribution de 5 points d’indice au 1er janvier 2024. Ces mesures n’ont jamais permis de compenser l’inflation. De plus, la non-reconduction pour la deuxième année consécutive de la garantie individuelle de pouvoir d’achat a supprimé les éléments de compensation pour des dizaines de milliers d’agent·™es, souvent en fin de carrière, dont le traitement reste bloqué.

Les organisations syndicales vous demandent une hausse de la valeur du point d’indice après trois années de blocage.

En continuant à refuser toute mesure générale et immédiate de revalorisation indiciaire, en laissant les grilles se faire rattraper par le SMIC, en réduisant les droits et garanties, le gouvernement alimente une exaspération profonde.

Nos organisations vous demandent expressément :

  • Des mesures salariales générales et notamment une revalorisation significative de la valeur du point d’indice ;
  • Le rétablissement du versement de la garantie individuelle de pouvoir d’achat ;
  • Le maintien à 100 % des rémunérations versées aux agent·es qui sont en congé maladie ordinaire et l’abrogation du jour de carence ;
  • Des mesures de revalorisation et la refonte des grilles indiciaires permettant, dans chaque catégorie, une véritable progression de carrière et la sortie des débuts de carrière du niveau du Smic de même que la revalorisation des métiers à prédominance féminine ;
  • L’égalité salariale et professionnelle entre les femmes et les hommes ;
  • Des garanties sur la mise en œuvre effective de la directive européenne sur la transparence salariale, accompagnée de moyens pour des politiques d’égalité;

Nos organisations réitèrent leurs disponibilités pour participer à un processus de négociation dans ce sens.

Dans le même temps, nos organisations réitèrent également leur demande unanime d’abandon du décret ASA et du projet régressif des droits au titre du temps partiel thérapeutique.

Nous vous demandons, Monsieur le Premier ministre, de recevoir dans les plus brefs délais une délégation de nos organisations syndicales de la fonction publique CGT, FO, CFDT, UNSA, FSU, Solidaires, CGC, FA-‘FP, afin d’échanger concrètement sur nos revendications et d’examiner les mesures à mettre en place.

Dans cette attente, nous vous prions d'agréer, Monsieur le Premier ministre, nos respectueuses salutations.

 

Sylviane BROUSSE - Coordinatrice CGT Fonction publique

Christian GROLIER - Secrétaire général de l’UIAFP-FO

Laure REVEL - Secrétaire générale de l’UFFA-CFDT

Luc FARRÉ -Secrétaire général de l’UNSA Fonction publique

Caroline CHEVE - Secrétaire générale de la FSU

Gaëlle MARTINEZ - Déléguée générale de Solidaires Fonction publique

Marie-Christine CARATY-QUIQUET - Présidente de la Fédération des Services publics CFE-CGC

Pascal KESSLER - Président de la FA-FP

 

 

 Courrier Matignon page 1

 Courrier Matignon page 2

 

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Arche SequoiaLa DRH vient d'annoncer aux organisations syndicales que le projet Arche-Sequoia 2028 est repoussé de six mois, alors que les premiers travaux d'aménagement en Arche sud, qui concernaient la DRH, devaient démarrer en juin.

 

Cette décision intervient alors qu’est attendue la décision du juge administratif (TA de Cergy-Pontoise) sur le recours en référé-suspension déposé par l’intersyndicale FO-UNSA-CFDT-CGT contre le projet Arche-Sequoia 2028, examiné lors de l’audience du 5 mai dernier.

Ce report renvoie le début des travaux à novembre 2026, en période de fin de gestion et juste avant les élections professionnelles de début décembre, ce qui va fortement complexifier l’action des services de la DRH en fin d’année.


Les motifs invoqués pour ce report tiennent essentiellement aux incertitudes liées à l’acoustique des futurs locaux, dont les effets sont insuffisamment évalués, alors que c'est un point que l'intersyndicale soulève depuis longtemps. Ce point n’est pas sans lien avec les risques psycho-sociaux auxquels seront soumis les agents dans les nouveaux locaux. Or, leur évaluation n’a même pas été faite dans la configuration actuelle des espaces de travail.

En effet, le projet immobilier a été engagé alors que les documents d’évaluation et de prévention des risques professionnels (DUERP, PAPRIPACT) n’ont pas été actualisés dans les délais requis, ce qui contrevient aux obligations réglementaires en vigueur. Il est hautement improbable que ce nouveau report de six mois (un premier report de six mois ayant été décidé en 2025) permette à l’administration d’effectuer cette actualisation.

L'autre motif principal est lié aux nouvelles règles imposées au niveau interministériel concernant les outils informatiques à utiliser, notamment pour les réunions en visioconférence, dans la mesure où Zoom est désormais proscrit. Or, les futurs espaces de travail étaient conçus par rapport à l’utilisation de cet outil. La DNUM (Direction du numérique) doit donc repenser l'architecture informatique des espaces de travail futurs avant que les aménagements soient réalisés.

 

L’UNSA vous tiendra informé(e)s des épisodes à venir de cette saga immobilière.

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MinistèreLe ministre de l'Action et des Comptes publics vient de publier une circulaire relative à l'adaptation des modes de travail et de déplacements professionnels des agents de l'État dans le contexte de hausse du coût des carburants.

 

 

 

Cette circulaire ne concerne que les agents de l'État et des établissements publics qui lui sont attachés.

 

Les préconisations de la circulaire

  • Augmentation temporaire du télétravail : une réponse de bon sens 

Cette possibilité doit être examinée dans les meilleurs délais par les chefs de service et rester compatible avec les nécessités du service. Cette modalité de travail ne peut déroger au cadre commun : pour un agent à temps plein, trois jours maximum de télétravail par semaine, cette durée peut s'apprécier sur un mois. Elle doit être privilégiée pour les agents dont le trajet domicile-travail ne peut s'effectuer qu'en voiture personnelle. Des organisations conciliant continuité du service et réduction de l'utilisation des véhicules personnels par le covoiturage sont à rechercher.

  • Rappel des dispositifs d'aide existants 

Cette circulaire rappelle les dispositifs existants pour réduire les coûts de trajet domicile travail : 

    • la prise en charge des abonnements de transport collectifs à hauteur de 75 %  dans la limite de 104,04 € mensuels,
    • le forfait mobilités durables plafonné à 300 € annuels,
    • l'indemnité exceptionnelle "carburant 2026" limitée à 50 €.
  • Réduction des déplacements professionnels

L'ensemble des échanges professionnels (réunions, formation, séminaires, jurys, groupes de travail) doivent être organisées en distanciel, sauf nécessité particulière. Si un déplacement est maintenu, il doit être le plus économe en carburant, en privilégiant le transport ferroviaire ou d'autres modes de transport collectif ou en mutualisant les déplacements. L'utilisation de la voiture électrique doit être privilégiée ai sein des parcs automobiles de l'État.

  • La mise en œuvre de ces recommandations

Ces préconisations doivent être mises en œuvre le plus rapidement possible. Elles doivent s'accompagner d'un dialogue de proximité avec les représentants du personnel.

 

L'avis de l'UNSA Fonction Publique :

Depuis plus de deux mois, la hausse du coût de l'énergie impacte lourdement le pouvoir d'achat des agents publics. Cette circulaire n'est qu'une réponse partielle et insuffisante aux demandes de l'UNSA Fonction Publique.

Seule notre demande de télétravail sur trois jours a été prise en compte.

Aucune réponse n'est apportée à notre revendication d'augmentation des frais kilométriques et de l'enveloppe consacrée aux frais de déplacements. Le montant du forfait mobilités durables n'a été augmenté depuis 2022 et reste plafonné à 300 €.

Il y a urgence à redonner du pouvoir d'achat aux agents publics dans un contexte de reprise de l'inflation. L’UNSA Fonction Publique continue de revendiquer une augmentation du point d’indice et une revalorisation salariale pour tous les agents.

 

Circulaire du 5 mai 2026 page 1

Circulaire du 5 mai 2026 page 2

Circulaire du 5 mai 2026 page 3

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autorisations dabsence familiales et parentalesA la suite du vote unanime défavorable des organisations syndicales représentatives CGT, FO, CFDT, UNSA, FSU, Solidaires, CFE-CGC et FA-FP en séance plénière du 8 avril dernier, le ministre de l’Action et des comptes publics reconvoque le Conseil Commun de la Fonction publique le 29 avril pour présenter à nouveau le projet de décret sur les autorisations spéciales d’absence (ASA).

 

Une fois de plus, le gouvernement piétine le dialogue social et ignore délibérément non seulement le vote de l’ensemble des organisations syndicales mais aussi leur vœu de retrait du texte, voté également par les employeurs territoriaux. Le gouvernement ne tient aucun compte des alertes sur les régressions volontaires portées dans le projet de Décret.

En parallèle du vœu, toutes les organisations syndicales ont proposé des amendements convergents pour faire des ASA un socle de droits améliorables localement, sécuriser les dispositifs plus favorables existants, sortir les situations familiales lourdes (deuil, garde d’enfant, handicap, PMA, adoption, grossesse) de l’arbitraire des « nécessités de service » et tenir compte des réalités de vie des agents.

Le Ministre a refusé nos propositions et revendications.

En choisissant de passer en force, le gouvernement assume un texte qui limite les droits des agent·es publics, un texte porteur de reculs sociaux et qui aggrave les inégalités entre les femmes et les hommes, au moment même où les négociations sur l’égalité professionnelle piétinent, où la transposition de la directive sur la transparence salariale manque singulièrement d'ambition et où les premiers travaux sur le temps partiel thérapeutique annoncent de nouvelles régressions.

Les organisations syndicales représentatives de la Fonction publique exigent le retrait de ce projet de décret relatif aux ASA et l’ouverture de véritables négociations pour un texte socle protecteur et opposable.

Dans le même temps, Bercy prévoit des « mesures de précaution » de 6 milliards d’euros pour l’année 2026. Ces milliards d’euros d’économies vont peser lourd sur les services publics et la Fonction publique. En l’absence de ministre de plein exercice, le Ministre de l’action et des comptes publics se doit de se préoccuper du sort des personnels de la fonction publique. Pourtant, il refuse toute perspective de revalorisation de la valeur du point d'indice ou de mesures immédiates pour compenser les pertes de pouvoir d’achat liées à l’inflation et à l’explosion des coûts de l’énergie.

Les organisations syndicales CGT, FO, CFDT, UNSA, FSU, Solidaires, CFE-CGC et FA-FP mettent aussi en garde sur l’ensemble des dossiers actuels, rappellent qu’elles ont quitté unanimement le premier GT Rémunération et alertent sur la poursuite de ces politiques de régression sociale et budgétaire qui ne pourra que renforcer la colère des agents et possiblement aboutir à la perspective de mobilisations dans la fonction publique.

 

Communiqué 29 04 26

 

mardi, 28 avril 2026 15:03

L’Ademe menacée

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Ademe 1Le projet de loi transmis au Conseil d’État prévoit l’intégration des directions régionales de l’ADEME dans les DREAL, assortie de la mise à disposition d’office des salariés de l’agence dans les services déconcentrés de l’État.

 

L’article 7 du projet de loi dispose que « cette délégation est intégrée aux services déconcentrés de l’État compétents en matière d’environnement et placée sous l’autorité du représentant de l’État », et que « le représentant de l’État a autorité hiérarchique sur ces personnels ». Le texte est d’une rare clarté : le préfet devient l’autorité hiérarchique directe des salariés d’un établissement public industriel et commercial. C’est une rupture sans précédent dans l’architecture institutionnelle des EPIC français.

 

Retrouvez ici la déclaration conjointe des organisations syndicales représentatives du pôle ministériel en CSAM du 28 avril 2026.

 

Les documents :

- Projet de Loi

- Rapport de présentation

 

 

 

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